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Et si on allait voir ce qu’il se fait ailleurs ?

20 août 2020

A l’heure où la déforestation fait des dégâts sans précédents, plusieurs initiatives de reforestation autour du globe méritent une attention particulière, notamment la méthode Miyawaki venant tout droit du Japon : 

La méthode Miyawaki (qui porte le nom de son créateur, Akira Miyawaki) est une méthode de plantation qui consiste à faire pousser une forêt native en un temps record sur des terrains urbains et/ou altérés par l’homme. 

Pour en arriver à ces techniques révolutionnaires, Akira a observé au Japon les arbres qui poussaient traditionnellement autour des temples et autres lieux sacrés, qui étaient plus résistants et jouaient un rôle important dans la régulation du réchauffement climatique. Il s’est aussi appuyé sur le concept de “végétation naturelle potentielle”, c’est à dire la végétation qui pousserait théoriquement si elle n’avait pas été pas perturbée ou soumise à la main de l’Homme, ce qui en ferait une végétation directement adaptée à son milieu.

La méthode Miyawaki consiste donc à la “restauration” des forêts primaires sur des sols très dégradés. Pour créer de telles forêts, il faut analyser grâce à des échantillons la nature du terrain, puis se rapprocher au maximum de la composition des premières forêts primaires non modifiés par l’homme à cette endroit précis. Il faut donc sélectionner une grande diversité d’espèces locales, tout en prenant en compte les proportions de la forêt originaire. Il est ensuite important de préparer le site en le nettoyant, le désherbant à la main, puis d’améliorer la qualité du sol à l’aide de différentes techniques naturelles de fertilisation. Une fois les sols plantés, ils nécessitent un entretien régulier pour réguler la pousse. Au bout de 3 ans, le sol ne nécessite plus aucune intervention humaine, et en vingt ans il prendra l’aspect d’une forêt centenaire naturelle. 

Aujourd’hui, Akira a planté plus de 40 millions d’arbres dans le monde. Ces types de végétations qui permettent en partie de végétaliser les villes, sont trente fois plus puissants en termes de biodiversité et stockent plus de co2 en comparaison à une forêt classique.

Le temps record et les bénéfices de cette méthode font clairement sa particularité, et mériteraient même selon certains d’être étudiés de plus près afin de redonner une bouffée d’air frais à nos villes.

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