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Le concept de l’anti-fragilité du probabiliste libano-américain Nassim Nicholas Taleb peut s’expliquer par le fait qu’un environnement devient plus fort lorsqu’il est bousculé. Qu’il s’agisse de l’écosystème ou de notre économie mondiale, les déséquilibres lorsqu’ils surviennent, doivent être vus comme une opportunité d’amélioration et de renforcement. 

La Blue Economy, modèle alternatif testé par Gunter Pauli, industriel et économiste, introduit le fait que si nous produisons de manière locale et que nous valorisons nos déchets, nous pouvons atteindre une société sans déchets tout en préservant notre pouvoir d’achat.

Ce principe rentre parfaitement dans la philosophie de notre projet CarbonBlue. Ce système voit l’écologie et l’économie comme deux systèmes complémentaires. Chaque problème est considéré comme un “emploi qui dort”. La gestion des déchets étant aujourd’hui est des plus gros problème que notre société rencontre, la Blue Economy repose sur un principe de préservation de l’environnement et de créations d’emplois, en “inspirant” les déchets au lieu de les “expirer”. 

Idriss Aberkane, docteur en neurosciences cognitives et économie de la connaissance, encourage vivement la transition industrielle vers cette économie, en expliquant qu’aujourd’hui ce qui est nocif pour l’Homme ainsi que pour la planète est coûteux, alors que ce qui est vertueux est bon marché. Les tendances doivent être inversés afin d’augmenter la productivité mondiale tout en créant une économie respectueuse de l’environnement. 

“Passer de l’industrialisation brutale à l’industrialisation subtile” :

La Blue Economy voit les déchets comme source de richesses. Pour Idriss Aberkane, la Terre est le meilleur producteur de richesses qui puisse exister et ne connaît pas la notion de déchet car ils sont constamment régénérés. Il est donc primordial d’imiter la nature en remettant le déchet au cœur de l’industrie, et cela localement : un déchet, une industrie, des emplois. De ce fait, il serait important de favoriser une industrie et une croissance paulienne ou le déchet est uniquement un gisement en attente de transformation.

Le Recyclène : une matière perpétuellement recyclable

“Lorsque les autres voyaient une montagne de déchets, nous y voyons une montagne de ressources prêtes à être exploitées”, nous confiait alors cette année Alain Bornheim, ancien directeur de la société. En effet, depuis maintenant plusieurs décennies, l’entreprise créatrice du Recylène, récupère des déchets qu’elle utilise et réutilise pour créer des produits finis. Afin d’aller plus loin dans cette démarche de Blue Economy, le projet CarbonBlue permettra à des designers, des artisans, des industriels, de penser les produits de demain à base de déchets plastiques qui seront eux aussi recyclés et recyclables indéfiniment.